Ces deux revendications ont été lancées dans le cadre de la fronde menée par la majorité de la commission contre la SSR. Son idée est de renforcer les offres de service public hors celles proposées par le diffuseur national.
Les marchés sont trop cloisonnés actuellement, a fait valoir Regula Rytz (Verts/BE) au nom de la commission. La plupart des chaînes perdent actuellement des téléspectateurs dans les zones couvertes par leur concession et voient donc leurs recettes publicitaires baisser.
Actuellement, une entreprise ne peut obtenir plus de deux concessions de télévision et deux concessions de radio. Cette restriction n'a plus lieu d'être. Le Conseil fédéral est prêt à proposer la suppression de cette clause dans la nouvelle loi sur les médias électroniques, qu'il mettra en consultation au printemps.
Desserte
Le gouvernement s'est opposé en vain aux propositions concernant les zones de desserte. Les médias concernés n'en veulent pas, a rappelé la ministre de la communication Doris Leuthard. Commercialement, une extension ne promettrait guère de gains tangibles.
Elle pourrait entraîner une diminution du nombre de régions, ce qui poserait des problèmes du point de vue du fédéralisme. Ou alors les chevauchements entre zones augmenteraient. Or il faut éviter que les télévisions bénéficiant d'une quote-part se livrent concurrence avec les fonds issus de la redevance ou que cette dernière finance de coûteux doublons de desserte.
Enfin, une extension des zones de desserte journalistiques aurait tendance à provoquer une augmentation des dépenses liées à la couverture des événements politiques, sociaux et culturels dans la région, sans garantir de revenus commerciaux supplémentaires.