Le texte vise à ce que le droit de représentation légale et le droit d'être institué curateur soient étendus aux parents du premier degré (parents, enfants) et du deuxième (frères, soeurs, grands-parents, petits enfants).
Cette solution n'est pas idéale, selon la majorité du National. Il faut faire la distinction entre l'institution d'une curatelle sur décision d'une autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) et la représentation légale automatique. Il serait problématique d'étendre cette dernière aux parents sans que les autorités aient leur mot à dire.
Il pourrait arriver que des personnes doivent assumer ce rôle alors qu'elles n'en ont pas les compétences et ne le veulent pas. Enfin, il serait difficile de fixer les critères pour un ordre de priorité entre les parents.
La majorité préfère s'en remettre au Conseil fédéral, qui a déjà annoncé qu'il examinerait des moyens de mieux associer les proches à tous les stades de la procédure et à l'ensemble des décisions de l'APEA. Un avant-projet devrait être présenté avant fin 2018.
Remous outre-Sarine
Depuis l'entrée en vigueur du nouveau droit début 2013, toutes les décisions sont du ressort de l'APEA, autorité professionnelle interdisciplinaire désignée par les cantons. Cette révolution a fait des vagues, surtout en Suisse alémanique.
La presse a fait écho au drame de Flaach (ZH) du 1er janvier 2015. Une mère qui s'était vue retirer ses deux enfants en bas âge a préféré les tuer plutôt que les ramener dans l'institution où ils avaient été placés après le Nouvel An. Les grands-parents s'étaient déclarés prêts à accueillir les enfants.