(ats) Le Corps des gardes-frontière (Cgfr) doit pouvoir se concentrer sur son coeur de métier, sans devoir s'occuper d'activités collatérales comme la logistique. Le National a approuvé mercredi une motion en ce sens de Marco Romano (PDC/TI). Le texte doit encore passer au Conseil des Etats.

Pour le Tessinois, la mission du Cgfr est le contrôle des frontières et l'enregistrement des migrants. Or, le corps s'occupe toujours plus d'activités qui sortent de son mandat, comme la surveillance d'infrastructures d'accueil et le transport de migrants. Le phénomène s'est accentué ces dernières années, en raison de la crise migratoire, notamment à la frontière sud du pays.

Alors que les effectifs suffisent à peine pour remplir sa mission principale, trop de ressources sont utilisées pour des tâches logistiques, a plaidé M. Romano. Son texte a été soutenu par 148 voix contre 22 et 10 abstentions.

Il demande que les tâches logistiques soient confiées à des tiers, le cas échéant à du personnel spécialisé de l'armée. Le Conseil fédéral est favorable au texte.

Le Corps des gardes-frontière se trouve dans une zone "grise foncée" en terme de charge de travail, a déclaré le ministre des finances Ueli Maurer. Il est donc impératif de le décharger des tâches pour lesquelles il n'a pas été formé.

Pour Balthasar Glättli (Verts/ZH), qui combattait le texte, ces petites modifications peuvent se faire sans une motion. L'important est d'avoir suffisamment de gardes-frontière. L'armée ne devrait pas être obligée de sauter dans la brèche.