L'auteur du texte, Hannes Germann (UDC/SH), pointe du doigt le fait que la FINMA "réglemente et réglemente". Or, les efforts et les frais qui en résultent pour les établissements financiers concernés demeurent opaques.
Selon le Schaffhousois, la FINMA donne l'impression de réglementer "sans pouvoir s'appuyer sur une base légale suffisante, et il n'est pas rare qu'elle le fasse sans évaluer ni les besoins réglementaires ni l'impact des mesures prises".
Christian Levrat (PS/FR) a rappelé les exigences de rigueur qui avaient été formulées à l'intention de la FINMA lors de la crise financière. Il ne faut pas céder à la pression de baisser la garde face aux banques au sujet des contrôles, selon le socialiste. Reprocher à l'organe de surveillance - que "nous" avons mis sur pied - d'agir illégalement est "fort de café".
Un avis partagé par le ministre des finances Ueli Maurer. La FINMA jouit d'une excellente réputation aux niveaux national et international. Le Conseil fédéral s'oppose au texte et renvoie à la motion pendante du conseiller national Martin Landolt (PBD/GL). Ce texte demande au gouvernement d'examiner de manière approfondie les compétences et le rôle de la FINMA en matière de réglementation et de surveillance, et de proposer des mesures appropriées.