(ats) "Partir, c'est mourir un peu. Mais c'est aussi vivre autrement", a déclaré à la tribune le conseiller fédéral Didier Burkhalter, lors de ses adieux à l'Assemblée fédérale mercredi matin. Peu avant, les parlementaires ont pris congé de lui, saluant un homme de coeur et d'engagement.

"Il y a un temps pour tout, j'ai ressenti le temps de partir et d'ouvrir une nouvelle page de vie", a rappelé le ministre des affaires étrangères, ému.

Il est revenu sur le "oui" du peuple à l'initiative de l'UDC contre l'immigration de masse, un "cri du coeur" pour montrer l'inquiétude face à l'avenir. La solution était basée sur le respect: de l'ensemble de la population, des institutions.

"J'ai mis tout mon coeur dans cette fonction de conseiller fédéral", a-t-il conclu, après avoir mentionné l'engagement de la Suisse au sein de l'OSCE pour résoudre le conflit ukrainien et son implication pour venir en aide aux réfugiés syriens.

Cet engagement a été salué par le président de l'Assemblée fédérale Jürg Stahl (UDC/ZH), dans son allocution. La capacité du Neuchâtelois à nouer des relations personnelles et son talent oratoire l'ont beaucoup aidé à faire face aux défis ardus de la politique étrangère.

Jürg Stahl a ensuite loué le travail du Neuchâtelois au Département des affaires étrangères. Celui-ci était d'ailleurs la veille encore à New York, à l'Assemblée de l'ONU. Le libéral-radical a développé une "diplomatie du coeur et de la proximité", permettant le retour au premier plan de la "Genève internationale".

Outre sa personnalité simple et chaleureuse, ainsi que son courage, le président a mis en avant le profond respect de Didier Burkhalter à l'endroit des institutions. Le natif d'Auvernier (NE) a lui-même salué le système collégial du gouvernement, une institution qui permet au pays de traverser les orages avec sérénité. Pour le libéral-radical, la clé d'un pays heureux tient dans le respect de toutes les minorités.