Son élection marque le retour du Tessin au gouvernement après 18 ans d'absence. Le suspense n'a pas duré trop longtemps pour le chef du groupe PLR aux Chambres fédérales.
Le médecin tessinois de 56 ans a mené le bal dès le premier tour où il est arrivé en tête avec 109 voix sur 242 bulletins valables. Il était déjà suivi du Genevois Pierre Maudet (62) et de la Vaudoise Isabelle Moret (55), mais 16 parlementaires avaient alors voté pour quelqu’un d’autre.
Quatre autres conseillers fédéraux ont été élus dès le 2e tour de scrutin depuis 1959. Ignazio Cassis a fait le même score qu'Eveline Widmer-Schlumpf en 2007. Alain Berset avait obtenu 126 voix en 2011 et Hans-Rudolf Merz 127 en 2003. Adolf Ogi les avaient tous dépassés avec 132 voix en 1987.
Immense respect
L'actuel chef du groupe PLR aux Chambres fédérales a accepté son élection au Conseil fédéral avec une "grande joie et un immense respect", a-t-il déclaré à la tribune en italien. Il a assuré qu'il respectera la collégialité. Il a ensuite prêté serment en italien, en levant trois doigts de sa main droite.
Le monde évolue vite, et la position de la Suisse au coeur de l'Europe représente autant une chance qu'un défi. Le conseiller national voit dans son élection au gouvernement la reconnaissance des problèmes auxquels les régions frontalières, comme le Tessin, sont confrontées.
Dans son discours, Ignazio Cassis a aussi fait l'éloge de la différence. Citant Rosa Luxembourg, il a rappelé que la "liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement". Respecter et défendre les opinions différentes seront ma tâche de conseiller fédéral.