Le gouvernement a soumis au Parlement une liste de 41 nouvelles entités avec lesquelles pratiquer l'échange automatique. Des voix se sont toutefois fait entendre pour mettre en cause la probité de certains Etats.
Anticipant les critiques, le Conseil fédéral avait déjà promis qu'il ferait un bilan avant de procéder aux premiers échanges vers 2019. Cela n'a pas suffi à apaiser les craintes. La commission préparatoire du National propose de fixer à ce stade des critères précis.
Salve de l'UDC
L'udc, opposée depuis le début à l'échange automatique, ne voulait rien entendre. On ne sait pas encore si les accords déjà passés avec 38 pays fonctionnent, ni si les Etats-Unis se rallieront à cette pratique, a critiqué le Zurichois Thomas Matter.
Et la Grisonne Magdalena Martullo de craindre pour la sécurité de certains Suisses de l'étranger dans certains pays comme le Mexique ou le Brésil. La Suisse doit davantage s'en préoccuper plutôt que de vouloir jouer les premiers de classe.
La droite nationaliste refusait à ce stade de laisser le Conseil fédéral notifier aux 41 nouveaux Etats concernés que la Suisse était disposée à pratiquer l'échange automatique. Une partie du PLR et du PDC l'a suivie concernant l'Arabie Saoudite. La salve contre la Russie n'a pas suffi (100 voix contre 90).
La Chambre du peuple a par ailleurs émis des réserves concernant la Nouvelle-Zélande. Par 105 voix contre 87, elle a renvoyé le dossier au Conseil fédéral pour qu'il élabore une convention de sécurité sociale permettant d'écarter le risque d'une perte de rente AVS en raison d'une l'imposition à 100%. La gauche s'est étonnée de cet argument qui n'a rien à voir avec l'échange automatique.
Le débat se poursuit.