(ats) Assureurs, médecins et laboratoires devraient pouvoir négocier librement les tarifs des analyses de laboratoire. Le Conseil des Etats a accepté mercredi par 24 voix contre 18 une motion de sa commission de la santé publique en ce sens.

Le dossier passe au National.

Les partenaires tarifaires devraient pouvoir s'accorder entre eux sans devoir encore passer par les autorités. Cela permettrait d'accroître l'efficacité des négociations, a plaidé Alex Kuprecht (UDC/SZ) au nom de la commission.

Dans son texte, il demande que les tarifs des analyses menées par les laboratoires médicaux soient négociés par les partenaires tarifaires, comme c'est le cas pour le système de tarification Tarmed.

Une minorité de gauche a refusé le texte. Elle doute fortement du gain en efficacité d'un tel système. Les partenaires tarifaires sont très hétérogènes, a expliqué en vain Liliane Maury Pasquier, évoquant l'échec de Tarmed. Les acteurs disposent déjà actuellement d'une certaine flexibilité pour fixer les tarifs.

Alain Berset sceptique

Des propos rejoints par le Conseil fédéral. La motion tombe au moment le plus inopportun, a déclaré le ministre de la santé Alain Berset. Il a dû intervenir pour fixer le tarif Tarmed, après sept ans de blocage entre les partenaires.

Le socialiste doute donc que la fixation des prix par les partenaires tarifaires permette d'uniformiser et d'adapter les tarifs plus rapidement qu'aujourd'hui. "Le texte risque de compliquer une situation qui est déjà compliquée". Il faut avant tout stabiliser la situation actuelle avant d'aller plus loin, a-t-il conclu.