(ats) Les exploitants d'infrastructures à risque, comme les réseaux de transports, de communications ou d'électricité, devraient être obligés de signaler les attaques dont ils ont été victimes. Le Conseil national a accepté mercredi tacitement un postulat qui demande au Conseil fédéral d'établir un rapport.

L'obligation de signaler les incidents permettrait aux autorités d'avoir en temps réel une vue complète de la situation à risque, a expliqué Edith Graf (PS/TG). Cela favorisera la détection précoce des menaces potentielles. On pourrait prévoir un signalement anonyme. Et par la suite des messages rapides d'avertissement ou d'alerte pourraient être établis.

Il faut voir la réalité en face, les infrastructures critiques de santé, approvisionnement en eau, sécurité alimentaire, énergie, télécommunications, sécurité ou défense ne sont pas à l'abri de cyberattaques ou autres catastrophes, a estimé Mme Graf.

Le Conseil fédéral est donc chargé d'établir dans un rapport les possibilités d'obliger les exploitants de ces infrastructures à signaler des incidents ou des défaillances graves. Il pourrait aussi mettre sur pied un système d'alerte rapide, de conseil et de défense, ce que le ministre des finances Ueli Maurer a salué.