Le Conseil fédéral propose d'autoriser au plus tôt dès 2022 la culture des organismes génétiquement modifiés (OGM), sur des parcelles concentrées dans des zones reconnues et soumises à un contrôle accru. Elles seraient définies à la demande d'agriculteurs voulant cultiver des variétés d'OGM sous une entité commune. Plantes conventionnelles et génétiquement modifiées seraient séparées.
Au National, le concept n'a séduit qu'un quart des députés en décembre, soit le groupe PLR et quelques élus PDC. Ses adversaires estiment entre autres que l'espace agricole suisse est trop petit pour assurer une coexistence entre zones avec et sans OGM.
Le moratoire actuel, en vigueur depuis 2005, interdit de cultiver des organismes génétiquement modifiés, sauf à des fins de recherche. Le Conseil fédéral propose de le prolonger à nouveau jusqu'en 2021, le temps de mener un débat sur les OGM dans l'agriculture suisse. Après l'aval du National, le Conseil des Etats devrait également accepter de l'étendre, mais se battra quant à la durée: jusqu'en 2021 ou en 2025?