(ats) L'utilité des commissions extraparlementaires doit être régulièrement revue. Le National veut aller plus loin. Il a adopté jeudi par 100 voix contre 72 une motion de Hans-Ulrich Bigler (PLR/ZH) qui demande de couper un tiers des effectifs et d'introduire une limite d'âge pour les membres (65 ans, 64 ans pour les femmes). Le Conseil des Etats doit se prononcer.

Le directeur de l'Union suisse des arts et métiers doute de l'utilité de certaines de ces commissions pour la formation de l'opinion. Il se demande si elles ne servent pas davantage leurs propres intérêts, tout en étant subventionnées par la Confédération. Leur activités relèvent plutôt de la causerie et du papotage, a-t-il lancé.

Grâce à ces organes de milice, l'administration fédérale bénéficie de connaissances spécifiques, qu'elle pourrait acquérir uniquement en engageant du personnel supplémentaire ou en mandatant des experts, estime en revanche le Conseil fédéral. Selon lui, le système a fait ses preuves.

Le gouvernement n'en contrôle pas moins régulièrement l'utilité des commissions. En 2011, leur nombre a été réduit de 21, à 120. Le réexamen de 2014 a permis d'en supprimer trois, deux autres ayant été dissoutes précédemment. Le prochain réexamen ordinaire aura lieu en 2018.

Quant aux retraités, ils n'y sont pas plus représentés qu'au sein de la population. Parmi les 1606 membres de commission, 35 (2,2%) ont plus de 70 ans et 304 (18,9%) ont déjà passé le cap des 60 ans. Les personnes de plus de 65 ans représentent environ 18% de la population.