(ats) Les paysans qui souhaitent une subvention devraient pouvoir nourrir leurs animaux avec davantage d'aliments concentrés. Le National a adopté mercredi par 97 voix contre 87 une motion de Markus Hausammann (UDC/TG) en ce sens. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

Pour obtenir 200 francs par hectare de surface herbagère au titre de la contribution à la production de lait et de viande basée sur les herbages, l'agriculteur doit servir des rations constituées, en plaine, d'au moins 75%, et en montagne, d'au moins 85% de fourrages provenant de prairies et de pâturages.

Selon Markus Hausammann, qui a précisé qu'il ne profite personnellement pas de cette contribution, la règle doit être adaptée. Il arrive bien souvent du maïs d'ensilage produit sur une exploitation ne peut pas être utilisé mais doit être vendu et remplacé par du fourrage acheté, parfois à l'étranger, et provenant de prairies et de pâturages.

Sans compter que les paysans sont tributaires et des éventuelles sécheresses. Il faudrait donc leur laisser davantage de possibilités d'utiliser le maïs, les betteraves fourragères et autres fourrages de base qu'ils produisent eux-mêmes.

Le National a par ailleurs adopté par 115 voix contre 58 une motion de Jacques Nicolet (UDC/VD) demandant à la Confédération d'intervenir auprès de l'Interprofession du lait pour gérer les quantités à produire et fixer des produits contractuels. Il n'y a pas de base légale pour contraindre l'IP Lait et le gouvernement n'a aucune intention d'édicter des prescriptions en ce sens à l'égard de cette faîtière.