Travailler avec la nature influence le revenu des familles paysannes. Des récoltes abondantes peuvent connaître leur revers les années suivantes avec une conséquence sur les prix, fait valoir Jean-Paul Gschwind dans sa motion. A l'avenir, les phénomènes météorologiques risquent en plus d'augmenter. "Il n'y a qu'à voir le gel de l'an dernier".
Les agriculteurs ne peuvent constituer de provisions lors des bonnes années pour les utiliser par la suite sur une période donnée. Il leur faudrait donc pouvoir reporter des revenus sur d'autres exercices fiscaux, demande le Jurassien.
Les agriculteurs peuvent déjà constituer des réserves fiscales à certaines conditions, au même titre que les indépendants ou les entreprises. Il n'est donc pas question de créer une réglementation spécifique pour eux, estimait le ministre des finances Ueli Maurer. D'autres secteurs sont aussi confrontés à des fluctuations de revenus dus aux facteurs climatiques.
Les agriculteurs peuvent toujours souscrire des assurances privées, par exemple contre le gel. Le gouvernement est en outre prêt à examiner les options de soutien à une meilleure résilience de l'agriculture face aux risques de dégâts naturels dans le cadre de la politique agricole post-2022. Ces arguments n'ont pas convaincu une majorité.