(ats) L'administration fédérale ne devra pas établir un registre public des liens d'intérêts de ses membres. Par 112 voix contre 77, le National a rejeté mardi une motion d'Olivier Feller (PLR/VD) visant à garantir la transparence dans le processus d'élaboration de décisions politiques.

Selon le Vaudois, certains hauts fonctionnaires de la Confédération peuvent influencer les processus politiques de par leur activité dans l'élaboration des projets. "Aujourd'hui, cela pose problème, pour le Parlement, pour le public, pour les médias", selon Olivier Feller. Un registre en ligne répondrait à une "transparence spontanée" d'un coût modeste.

Les secrétaires d'Etat, les membres des directions d'office, les secrétaires généraux des départements, les vice-chanceliers de la Confédération, les chefs de mission et les collaborateurs personnels des conseillers fédéraux étaient notamment dans son viseur. Olivier Feller demandait notamment qu'ils précisent leur couleur politique.

Le conseiller fédéral Ueli Maurer admet une emprise de plus en plus grande de l'administration sur les décisions politiques. "Mais je n'ai pas l'impression que les cadres qui m'entourent cherchent à influencer mes décisions; ils font plutôt preuve d'une très grande loyauté", a-t-il relevé, convainquant jusque dans les rangs de la droite.

Les hauts fonctionnaires doivent déjà indiquer leurs liens d'intérêts. La transparence est déjà donnée dans ce domaine. Les employés fédéraux doivent annoncer à leur supérieur toutes les charges publiques et les activités rétribuées qu'ils exercent en dehors de leurs rapports de travail. Les activités non rétribuées doivent également être annoncées si le risque de conflit d'intérêts ne peut être exclu.