(ats) La Suisse est vulnérable face aux attaques en ligne. Une unité cybernétique autonome devrait voir le jour pour améliorer la cyberdéfense. Le Conseil national a adopté mardi, par 134 voix contre 47 et 9 abstentions, une motion en ce sens.

Les compétences en la matière existent. Mais elles sont disséminées entre l'armée, le Service de renseignement, l'Office fédéral de la communication, l'Office fédéral de l'informatique et de la télécommunication, le Département fédéral de justice et police et d'autres départements.

Il faut rationaliser et réunir ces forces dans une unité de cybernétique rattachée au Département de la défense qui informerait les autres services, demande Franz Grüter (UDC/LU). Aujourd'hui, il manque une coordination centrale. Et la cyberdéfense requiert davantage de personnel et d'équipement et il faut s'adapter aux nouvelles menaces.

Pas de militarisation

Selon Ueli Maurer, le problème que pose cette proposition du Lucernois est une militarisation d'un tel centre de cyberdéfense. Toutefois, les cyberrisques menacent tous les domaines de l'administration, de l'économie et de la société. Et la protection contre ces risques doit donc relever de la compétence de différents acteurs. Le gouvernement privilégie une collaboration transversale.

De plus, a-t-il rappelé en vain, plusieurs motions allant dans le même sens ont déjà été acceptées.