Le Conseil fédéral fait connaître sa position officielle sur les initiatives et les référendums à la télévision. Il peut ainsi influencer les électeurs. Les référendaires et les initiants n'ont pas l'équivalent alors qu'ils sont soutenus par un nombre important de citoyens, s'est insurgé l'auteur du texte.
Le temps de parole doit être distribué de manière équitable entre les différents intervenants. La télévision suisse ne doit pas être une chasse gardée du Conseil fédéral, a estimé M. Golay. Elle doit oeuvrer dans l'intérêt de tous.
Le gouvernement n'exerce aucune influence sur les programmes de la SSR, a répondu le chancelier de la Confédération Walter Thurnherr. Ses interventions radiophoniques et télévisées se fondent sur l'obligation constitutionnelle faite à l'exécutif d'informer les électeurs de manière suivie sur les objets soumis à votation fédérale, mais elles font partie intégrante des programmes.
De plus, contrairement au Conseil fédéral, les comités ne sont pas tenus par la loi d'informer de manière objective et de respecter le principe de l'exhaustivité, de la transparence et de la proportionnalité. Non seulement ils sont donc plus libres, mais ils disposent de nombreux outils pour faire campagne, a dit M. Turnherr.
Sur la base d'une initiative parlementaire, une commission du National avait préparé un projet pour attribuer durant les campagnes des temps d'antenne gratuits aux comités d'initiatives ou référendaires ainsi qu'aux partis représentés au Parlement par des groupes. En 2009, la Chambre du peuple avait refusé d'entrer en matière.