La majorité et le Conseil fédéral s'en remettent aux exploitants privés. C'est à eux de s'assurer qu'ils disposeront d'un nombre suffisant de spécialistes pour la phase terminale d'une centrale, a indiqué la conseillère fédérale Doris Leuthard.
Cela ne va pas sans obligations: l'an dernier, les BKW qui exploitent Mühleberg ont dû apporter la preuve à l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) qu'ils avaient les bonnes personnes.
Pour les Verts, le défi est nouveau et imminent, puisque les opérations démarrent l'année prochaine à Mühleberg et que d'autres suivront. "C'est dans notre intérêt à tous que ce démantèlement se fasse avec du personnel indigène; il en va de notre sécurité", a plaidé en vain Irène Kälin (Verts/AG) qui a repris le texte de son collègue de parti.
Aujourd'hui, le personnel n'est pas préparé à la postexploitation et au démantèlement des installations nucléaires. Pour les Verts, Berne aurait dû évaluer assez tôt l'ampleur des besoins, en collaboration avec l'IFSN.