(ats) Le Conseil fédéral n'entend pas devoir soumettre à un nouvel examen toutes les places d'atterrissage de montagne situées à proximité ou dans une zone protégée. Le Département fédéral des transports (DETEC) a recouru au Tribunal fédéral dans une affaire concernant deux aérodromes bernois.

Le nombre maximal des places d'atterrissage en montagne (PAM) a été fixé à 40. Deux aérodromes d'altitude - Rosenegg-West et Gumm dans l'Oberland bernois - ont été fermés en juin 2017. Ils se situaient dans des lieux recensés à l'Inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels d'importance nationale.

Le Tribunal adminstratif fédéral a accepté il y a un mois les recours de trois communes qui s'opposaient à la suppression de ces deux aérodromes. Il estime qu'une expertise aurait dû être commandée auprès de la Commission fédérale pour la protection de la nature et du paysage avant de procéder à la fermeture.

Selon lui, il en va de même pour les 20 autres places d'atterrissage qui se trouvent dans, ou à proximité, d'une zone protégée. Le DETEC a saisi le Tribunal fédéral, a-t-il indiqué lundi dans un réponse écrite à une question de la conseillère nationale Regula Rytz (Verts/BE).

La précédente décision du Tribunal administratif fédéral n'a donc à ce stade aucun effet concret. Et le Conseil fédéral n'a pas l'intention de demander une expertise auprès de la Commission fédérale pour la protection de la nature et du paysage pour toutes les places d'atterrissage de montagne situés à proximité ou dans une zone protégée.