(ats) La SSR est appelée à collaborer avec tous les médias. Ces nouvelles dispositions devront toutefois être intégrées dans la nouvelle loi sur les médias que va bientôt mettre en consultation le Conseil fédéral. Le Conseil des Etats a refusé lundi de presser le pas.

En toile de fond du débat, la coentreprise publicitaire Admeira de Swisscom, de la SSR et de l'éditeur Ringier. Dans une motion, le Conseil des Etats voulait préciser qu'aucune discrimination ne devrait prévaloir. Tous les médias devraient pouvoir profiter d'une collaboration avec la SSR d'autant plus que cette dernière est financée par la redevance.

Le Conseil fédéral ne voulait pas de cette motion. Des coopérations sont déjà possibles. Le texte va trop loin. La SSR n'est en outre pas responsable de tous les maux de la presse écrite, selon la ministre des télécommunications Doris Leuthard.

Le National s'est toutefois rallié à la cause du Conseil des Etats. Seul hic: il a insisté pour que le Conseil fédéral légifère sans attendre la nouvelle législation. Les sénateurs ont refusé cette exigence et donc enterré par 38 voix contre 4 leur motion.

Auteur en son temps d'une proposition allant dans le même sens, Beat Vonlanthen (PDC/FR) s'est ému que l'on puisse faire ainsi marche arrière. Cela laissera une trop grande marge de manoeuvre au Conseil fédéral, selon lui.

Le Conseil des Etats estime également que le Parlement n'a pas à prendre les devants, et rejette une initiative parlementaire de Hugues Hiltpold (PLR/GE) allant dans le même sens que la motion.