Selon son auteur, cette proposition garantirait à l'armée un financement pérenne alors qu'elle doit affronter de grands défis. La majorité ne croit toutefois pas dans les vertus du modèle proposé.
Le Pib est un instrument trop variable. D’une année à l’autre, une part de 1% pourrait fluctuer entre 4,6 et 7 milliards de francs. Les députés ne souhaitent en outre pas ajouter une nouvelle dépense liée, alors que le Parlement cherche à en réduire le nombre.
Le financement du domaine de la sécurité doit garder une certaine flexibilité pour pouvoir, en fonction des besoins, investir dans la lutte contre d’autres menaces comme le terrorisme.
Le Conseil fédéral a fixé une enveloppe d'au maximum 8 milliards de francs pour l'achat des nouveaux avions de combat ainsi que du nouveau système de défense sol-air. Outre le renouvellement de la protection aérienne, l'armée devra faire des investissements notamment pour remplacer les systèmes d’armes principaux vieillissants des troupes au sol.
Il faudra par exemple remplacer les chars Léopards et M-1009. Au total, 15 à 16 milliards de francs seront nécessaires dans le cadre des programmes d’armement de 2023 à 2032.
Avec son budget actuel de 5 milliards par an, l’armée peut investir un milliard dans le programme d’armement. Le gouvernement a donc décidé de relever le plafond des dépenses de l’armée de manière continue durant les années à venir. Le budget de l’armée devra augmenter d'environ 1,4 % par an.