(ats) La Suisse ne quittera pas l'organisation internationale de sauvegarde du patrimoine UNESCO. Le National a rejeté par 127 voix contre 54 et 11 abstentions, une motion en ce sens.

Considérer Jérusalem-Est et la mosquée Al-Aqsa/Al-Haram Al Sharif comme exclusivement arabes et attribuer le tombeau des Patriarches d'Hébron au patrimoine islamique sont "un acte de négationnisme", a argumenté sans succès Lorenzo Quadri (Lega/TI). Selon lui, l'organisation est une "marionnette entre les mains de groupes d'intérêts".

Elle poursuit une politique "islamophile, philopalestinienne et anti-israélienne", selon lui. La Suisse ne peut pas s'y reconnaître et elle doit quitter l'UNESCO; comme les Etats-Unis et Israël auparavant.

Le National a toutefois préféré suivre le Conseil fédéral. Il ne remet pas en question l'engagement de la Suisse. Une sortie ne serait pas dans l'intérêt du pays, a expliqué le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis.

Le mandat de l'UNESCO se trouve parfois en porte-à-faux avec les revendications identitaires des parties concernées lorsque les biens culturels se situent dans des zones de conflit. L'organisation joue alors un rôle important et permet de maintenir le dialogue entre les parties en vue de favoriser la protection du patrimoine.