(ats) Le National veut soumettre au peuple la question de l'acquisition des avions de combat. Il a adopté par 99 voix contre 77 et 4 abstentions une motion du groupe bourgeois-démocrate en ce sens.

Les électeurs doivent pouvoir décider si la Suisse doit continuer à disposer de forces aériennes opérationnelles dotées d'avions de combat modernes. La part du budget réservée à l'achat des aéronefs et la compatibilité de ceux-ci avec le système sol-air devront être dévoilés lors de la votation.

Les acquisitions d'armement ne sont pas soumises à référendum, a rappelé le ministre de la défense Guy Parmelin. Toutefois, vu l'ampleur du renouvellement des moyens de protection, le gouvernement a choisi la voie d'un arrêté de planification pour le Parlement. Et celui-ci est soumis à référendum. Il a déjà été mis en consultation.

Il ne s’agit pas d’un référendum financier, a encore souligné M. Parmelin. "Nous voulons une discussion sur une question de portée majeure. Nous voulons protéger et défendre notre espace aérien et notre population. Nous ne discutons pas d’un nombre d’avions, mais d’une décision de principe."

La sécurité est un devoir central de l'Etat, a contré Walter Müller (PLR/SG). Et une armée de l'air forte est une nécessité de sécurité politique, a-t-il ajouté en vain.

Trop loin

Le Conseil fédéral répond déjà à la requête principale d'une motion de Beat Flach (PVL/AG). Mais, le texte va trop loin en demandant de définir l'organisation de l'acquisition dans un arrêté fédéral. Cette tâche incombe à l'exécutif. Le National a rejeté cette motion par 136 voix contre 46.