(ats) Les fiancés n'auront plus besoin d'attendre dix jours avant de se marier. Le Conseil national a accepté lundi par 129 voix contre 43 et 1 abstention de supprimer ce délai. La présence de deux témoins lors de la cérémonie continuera en revanche d'être exigée.

Avant de pouvoir se marier, les futurs époux doivent faire examiner leur demande par l'office de l'état civil. Celui-ci contrôle leur identité et vérifie que les conditions légales sont remplies et qu'il n'existe pas d'empêchement ni de cause de nullité (mariage blanc, mariage forcé).

À l'issue de cette procédure, l'office communique aux fiancés par écrit s'ils peuvent se marier. Selon le droit en vigueur, le mariage peut être célébré au plus tôt dix jours et au plus tard trois mois après cette communication.

Ce délai d'attente sera supprimé. Obstacle bureaucratique, il constitue une relique de l'ancienne procédure de publication de la promesse de mariage, qui prévoyait la possibilité de faire opposition dans les dix jours. Il n'a actuellement aucune utilité et il convient de le supprimer, a expliqué Philippe Bauer (PLR/NE) au nom de la commission.

Immédiat ?

Une fois l'aval reçu, les fiancés pourront conclure le mariage immédiatement. S’ils tiennent à le célébrer à une date déterminée, ils auront trois mois pour le faire. Tout n'ira pas forcément très vite.

La préparation du mariage nécessite de toute façon des démarches administratives, ce qui demande du temps. C'est particulièrement le cas lorsque des documents doivent être réclamés à l’étranger ou lorsque des données inscrites au registre de l’état civil doivent être mises à jour.

La présence de deux témoins de mariage restera en outre requise même en cas de mariage immédiat, si bien que les fiancés devront continuer à les désigner à l’avance. La motion à l'origine de la modification du code civil prévoyait d'abroger le recours au témoins. Mais le Conseil des Etats avait refusé de céder sur ce point.