"Trente pour cent des médicaments achetés en Suisse ne sont pas consommés", a rappelé Joachim Eder (PLR/ZG) au nom de la commission. La vente à l'unité réduirait le gaspillage et le risque d'automédication avec les comprimés restants dans les boîtes.
Une étude en France menée en 2017 a montré que ne donner aux patients que les quantités prescrites réduit de 10% la consommation des antibiotiques. De plus, les patients suivent mieux leur traitement.
La vente de médicaments à l'unité est en principe autorisée en Suisse et relève de la responsabilité des cantons. Mais elle reste rare, souligne Alain Berset. Le Conseil fédéral propose de mener une étude-pilote. Les cantons de Neuchâtel et de Zoug seraient intéressés par un tel projet.
Le gouvernement a déjà lancé une stratégie de lutte contre les résistances aux antibiotiques.