La première initiative vise à renforcer l'aide en agissant dans les pays d'origine des réfugiés. Ces derniers seraient moins incités à quitter leur pays. "Il faut apporter de l'aide là où on en a besoin", a souligné Luzi Stamm (UDC/AG) au nom du canton d'Argovie. Et les économies réalisées grâce à la diminution des demandes d'asile permettraient de financer cette aide.
La Suisse pourrait aider beaucoup plus efficacement les personnes dans le besoin en s'engageant davantage sur place. Il faut agir contre ces voyages dangereux, a lancé Thomas Burgherr (UDC/AG). "Il vaut mieux investir de l'argent sur place que de le placer dans des mains corrompues."
Et d'ajouter que cela permettrait de couper court aux affaires des bandes de passeurs et de mettre un terme aux activités de l'industrie de l'asile, de la prise en charge, de l'intégration et des affaires sociales, une industrie organisée à la façon d'un cartel.
L’initiative est formulée de manière trop vague. Le texte ne mentionne pas quelles modifications législatives doivent être apportées. Et les mesures incitatives ne sont pas détaillées dans le texte, a argumenté Isabelle Moret (PLR/VD) au nom de la commission.
Il n’est pas certain que des modifications permettent de réduire les flux migratoires vers la Suisse. L'initiative demande par ailleurs qu'une aide soit apportée sur place. Or, elle existe déjà dans le cadre de la collaboration au développement et fait depuis longtemps partie intégrante de la politique migratoire suisse.
Comme le Conseil des Etats, le National a refusé d'y donner suite par 122 voix contre 62 et 2 abstentions.