(ats) La Suisse n'en fera pas plus pour pallier le manque de main d'oeuvre. Le Conseil national a rejeté mercredi deux motions socialistes en ce sens.

La première, du groupe PS, adoptée par 131 voix contre 51, voulait une Suisse plus indépendante face aux professionnels étrangers. Le gouvernement aurait dû intensifier les mesures pour promouvoir la formation et la formation continue.

Min Li Marti (PS/ZH) voulait augmenter la part de femmes dans les métiers de l'informatique. Son texte a été balayé par 119 voix contre 66. Les universités suisses n'ont pas de recettes miracles pour augmenter le nombre de femmes, a rappelé la Zurichoise. Elles sont en moyenne moins représentées dans la branche qu'au niveau international.

Des mesures comme la mise en place de conditions et d'un climat de travail non discriminatoires ou la garantie d'une bonne compatibilité entre vie professionnelle et familiale ont fait leurs preuves dans les universités américaines.

Il faut former ces professionnels de manière ciblée et développer des modèles flexibles. La Confédération doit mieux utiliser ce potentiel, a argumenté Martina Munz (PS/SH) au nom du groupe socialiste.

Former ses professionnels

Johann Schneider-Ammann est conscient de ces enjeux. "La formation est plus importante que jamais." Il partage également l'avis que la Suisse doit former ses professionnels.

Dans le cadre de l'initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié, le Conseil fédéral a déjà renforcé les mesures. Quinze d'entre elles concernent l'encouragement des qualifications supplémentaires et supérieures. Il faut attendre les résultats de ces mesures avant de lancer un nouveau dispositif, estime-t-il.

De plus, c'est aux acteurs de la formation et de la recherche de proposer des nouveautés et des approches nouvelles. Le Conseil fédéral peut encourager des projets dans le domaine du marketing des professions, comme c'est le cas pour l'informatique.