La fluidité du trafic doit être assurée sur les grands axes routiers en raison de l’augmentation de la densité du trafic, a plaidé Fabio Regazzi (UDC/TI) pour la commission des transports. Selon lui, la création sur ces axes de zones où la vitesse est limitée à 30 km/h va à l’encontre de cet objectif.
Les automobilistes seraient tentés de faire des détours pour éviter ces zones, poursuit-il. Il en résulterait alors un accroissement de la pollution sonore et une diminution de la sécurité dans les quartiers résidentiels.
De telles mesures porteraient trop gravement atteinte à la souveraineté des cantons et des communes, a tenté sans succès de faire valoir Thomas Hardegger (PS/ZH). A ses yeux, il est important de conserver la possibilité de tenir compte des besoins et des spécificités régionales et locales.
Le texte passe au Conseil des Etats. Le 8 janvier 2018, sa commission compétente avait refusé de donner suite à l'initiative par 8 voix contre 5. Si les sénateurs donnent leur feu vert, un projet concret pourra être élaboré. Dans le cas contraire, l'affaire sera enterrée.