Selon lui, une plus grande implication de ces spécialistes dans les programmes de prévention permettrait de réduire les coûts à la charge de l'assurance maladie. Ces prestations leur seraient payées même dans les cas où ils ne remettraient pas de médicaments.
Il a cité en exemple l'assistance pharmaceutique dans la distribution de médicaments aux résidents des EMS dans le canton de Fribourg. Ou les campagnes de vaccinations.
Les cantons de Berne, Jura et Neuchâtel ont par exemple mis en place un programme de dépistage du cancer du côlon qui prévoit une collaboration étroite entre médecins de famille, gastroentérologues et pharmaciens, a rappelé Claude Hêche (PS/JU). De tels projets ne devraient pas être freinés par la législation sur l'assurance de base.
Le Conseil fédéral s'est montré disposé à étudier la proposition pour autant que ces prestations soient fournies dans le cadre de programmes structurés et soumis à des contrôles qualité. "On est conscient du rôle des pharmaciens dans le domaine de la santé", a relevé Alain Berset.
Mais il faut rester prudent, car plus on multiplie les prestataires de soins qui émargent à l'assurance de base, plus on court le risque de voir augmenter le volume de prestations remboursées. La question sera traitée dans le cadre des soins coordonnés.
Donner plus de prérogatives aux pharmaciens signifie préparer une modification de loi. Cela viendra avec le deuxième paquet de mesures pour limiter la hausse des coûts de la santé, vraisemblablement dans la deuxième moitié de 2019, a déclaré le ministre de la santé. Mais il faudra veiller à respecter les limites entre les différents prestataires de soins. "On ne veut pas les opposer entre eux".
Le National doit encore donner son avis.