Le Parlement a multiplié les interventions pour freiner les plans du Conseil fédéral qui voulait centraliser Agroscope à Posieux (FR) afin de limiter ses frais d'exploitation. Dans le cadre du programme d'économie de l'administration fédérale, l'institut devait aussi réduire son budget d'environ 20%, soit 40 millions de francs.
Devant le tollé déclenché, le gouvernement a décidé fin novembre de faire marche arrière. L'institut de recherche agricole se composera d'un campus de recherche central à Posieux (FR), de deux centres de recherche régionaux à Changins (VD) et Reckenholz (ZH) et de stations d'essai décentralisées.
Cela correspond à l'une des motions soutenue par le National mercredi. Le texte exige que le Conseil fédéral renonce à la centralisation au profit d'un campus de recherche central, un centre de recherche régional en Suisse alémanique, un autre en Suisse romande ainsi que des stations décentralisées.
L'autre motion enjoint le gouvernement de convertir l'objectif d'économie en un objectif d'efficacité. Les moyens économisés devraient être réinvestis dans la recherche.
C'est bien l'intention du Conseil fédéral qui espère améliorer l'efficacité des dépenses de fonctionnement d'Agroscope d'environ 16 millions de francs. Le Département de l'économie, de la formation et de la recherche veut achever son concept dans les prochains mois. "Il faut aller vite pour rassurer le personnel et conserver les compétences de premier plan au sein d'Agroscope", a relevé le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann.