Par 115 voix contre 67, la Chambre du peuple a enterré lundi une motion du Conseil des Etats demandant au Conseil fédéral de s'inspirer de l'agenda d'intégration. Celui-ci a clarifié les compétentes fédérales et cantonales et a défini le financement des prestations d’intégration dans le domaine de l'asile.
La majorité n'est pas opposée à des mesures pour intégrer les adolescents et les jeunes adultes qui immigrent en Suisse hors du droit d'asile. Des efforts supplémentaires sont nécessaires si l'on veut que 95% des jeunes âgés de 25 ans bénéficient d'un titre de formation secondaire postobligatoire.
Mais il ne faut pas forcément définir ces mesures sur la base de celles prises dans le domaine de l'asile. Les programmes d'intégration des migrants hors asile, notamment via le regroupement familial, relèvent en outre des cantons, a relevé Alice Glauser (UDC/VD) au nom de la commission.
Comme le Conseil fédéral, la majorité préfère attendre les résultats d'une analyse diligentée par la Confédération et les cantons sur l'ampleur et le profil du groupe cible. Ce rapport devrait mettre en évidence les offres déjà existantes et identifier les mesures supplémentaires qui pourraient être nécessaires à l'avenir. Un rapport devrait être publié cette année.
La gauche a soutenu la motion. Un jeune de 17 ans qui arrive en Suisse doit pouvoir accéder à une formation. A défaut, la collectivité le paiera plus tard. Il est nécessaire de trouver une solution et il ne faut pas se cacher derrière une question de répartition des compétences entre la Confédération et les cantons, a critiqué Irène Kälin (Verts/AG).