(ats) Les conditions d'indemnisations du trafic régional de voyageurs ne sera pas revue. Par 97 voix contre 91, le National a rejeté mardi un postulat de Thomas Egger (PDC/VS) qui visait à mieux couvrir les besoins actuels de mobilité. Il s'agissait notamment de pouvoir subventionner le trafic de nuit et celui de loisir en montagne.

Actuellement, un subventionnement par la Confédération et les cantons n'est possible que si la ligne a une fonction de desserte, si elle présente une rentabilité minimale, si elle est exploitée toute l'année, s'il n'y a pas de trafic de nuit (23h00-6h00) et s'il n'y a pas de trafic local proprement dit.

Pour le Valaisan, ces conditions posent deux problèmes. La nécessité de pouvoir utiliser les transports publics également de nuit est grande, surtout en fin de semaine. La plupart des agglomérations disposent d'une offre spéciale. Mais la réglementation non uniforme du droit à indemnisation conduit à ce que, selon la région, des suppléments doivent être payés.

Autre problème: le manque de subventionnement du trafic de loisir qui n'a pas une fonction de desserte. Or les utilisateurs apprécient les offres de bus, de remontées mécaniques en montagne ou d'excursions qui leur sont proposées dans le cadre des transports publics.

Ces prestations revêtent en outre une grande importance pour le tourisme. Mais, faute de subvention et donc d'offre, le public se tourne vers la voiture ou la moto pour se déplacer. Les transports liés aux loisirs n'ont pas à être subventionnées par les contribuables. Soit il faudra augmenter les impôts, soit cela fera au détriment d'autres lignes, a fait valoir Nadja Pieren (UDC/BE).