La droite a ainsi réussi à imposer son opinion. "Les effectifs grossissent dangereusement et la tendance se confirme", a assuré Peter Keller (UDC/NW) qui a plaidé pour un plafonnement afin de réduire les coûts liés au personnel administratif.
Une augmentation qui tire bien souvent son origine dans les décisions du Parlement, a tenté de faire valoir Alois Gmür (PDC/SW). Les parlementaires attribuent toujours plus de tâches au personnel de la Confédération, a-t-il précisé.
Par ailleurs, la Suisse compte toujours plus d'habitants et toujours plus d'entreprises y sont créées, ce qui nécessitent du personnel supplémentaire, a avancé de son côté Barbara Gysi. Pour la socialiste saint-galloise, mettre le personnel sous pression n'est pas une bonne solution. Il faudrait mieux optimiser les processus.
Egalement favorable au classement de la motion, le ministre des finances Ueli Maurer a souligné que le Parlement avait déjà son mot à dire sur la question lors de l'adoption du budget. Les objectifs de la motion sont aussi déjà remplis, selon lui, car les effectifs sont stables, et ce alors que "nous remplissons de nouvelles tâches".
Dépenses gelées
Les députés ont encore voté pour un nouveau tour de vis. Ils ont accepté par 100 voix contre 83 une motion de leur commission compétente visant à ce que les dépenses liées au personnel de la Confédération ne dépassent pas le montant fixé dans le budget 2019.
Les tâches de la Confédération doivent en outre être réexaminées chaque année. Et cela dans deux buts: faire des économies grâce à la numérisation et la suppression de certaines d'entre elles, et permettre des adaptations salariales.
La gauche et le PDC ont tenté de s'opposer au projet. De même que le Conseil fédéral. Une telle mesure reviendrait à geler les coûts du personnel. "Cela équivaudrait à une réduction de 500 places par année", a précisé Ueli Maurer.
Le Conseil des Etats doit encore empoigner le texte.