(ats) La Suisse doit davantage serrer la vis pour que le commerce en ligne et les plates-formes de services étrangers s'acquittent bien de la TVA. Le Conseil national a approuvé mercredi tacitement une motion des Etats en ce sens.

Le Conseil fédéral devra prendre les mesures nécessaires. Certaines ont déjà été prises. Les commerçants étrangers qui réalisent un chiffre d'affaires supérieur à 100'000 francs par an avec de petits envois doivent facturer la TVA helvétique à leurs clients suisses.

Selon l'auteur de la motion, Beat Vonlanthen (PDC/FR), cela ne suffit pas. Des plates-formes telles que Aliexpress, Wish ou JD ont envoyé jusqu'à 70'000 paquets par jour en Suisse en 2017. Mais elles le font généralement sous le nom du participant à la place de marché. Du point de vue du droit fiscal, elles ne sont pas considérées comme des vendeurs, mais comme des intermédiaires.

Et elles n'ont pas à répondre du versement de la TVA par les prestataires qui distribuent des marchandises ou des services à l'étranger par leur intermédiaire. Selon des projections, jusqu'à 100 millions de francs pourraient ainsi échapper au fisc dès 2020.

Beat Vonlanthen a avancé quelques pistes. Une solution serait d'imposer une responsabilité ou une obligation de déclaration aux plates-formes en ligne pour les ventes qui sont réalisées par leur intermédiaire. Autre option: passer des conventions dans lesquelles les plates-formes s'engagent à prélever la TVA puis à la rétrocéder.