La gauche s'est opposée en vain à ce texte, qui contrevient à la fois à la Constitution suisse, à la Convention européenne des droits de l'homme et aux Conventions de Genève.
Selon la Constitution helvétique, "nul ne peut être refoulé sur le territoire d'un Etat dans lequel il risque la torture ou tout autre peine ou traitement cruels et inhumains", a rappelé la ministre de la justice Karin Keller-Sutter. Celle-ci a plaidé en vain qu'il fallait s'en tenir aux lois de l'Etat de droit même lorsqu'une personne constitue une menace pour la sûreté de la Suisse.
Les sénateurs ont estimé que l’interprétation stricte de cette interdiction n’était pas satisfaisante si elle ne permet pas d’expulser des terroristes hors de Suisse pour assurer la sécurité du pays.