La dernière étude réalisée en Suisse sur le harcèlement sexuel sur le lieu de travail date de 2007. Il n'existe en outre aucune étude sur la problématique du harcèlement de rue. Pour le Valaisan, il est temps de réaliser une nouvelle publication.
En France, une étude réalisée en 2018 montre que plus d'une Française sur trois a été victime de harcèlement sexuel sur son lieu de travail au cours de sa carrière, a expliqué Mathias Reynard. Au Canada, une étude semblable a été réalisée en 2017 et arrive au même constat: environ un tiers des femmes ont subi un cas de harcèlement sexuel au travail, 21% ont été confrontées directement à une situation de violence.
Selon une étude de 2016, à Lausanne, 71% des femmes interrogées ont affirmé avoir été harcelées au moins une fois dans la rue. Il est nécessaire d'avoir des données actualisées, a déclaré le socialiste. C'est en connaissant le phénomène et son ampleur que l'on pourra agir et lutter contre lui.
Il y a des améliorations à faire, a reconnu le conseiller fédéral Alain Berset. Il faut aussi rappeler que ces comportements sont réprimés par la loi, a-t-il relevé en apportant son soutien au postulat.
Cet alarmisme risque de mettre à mal les relations normales entre les hommes et les femmes, a souligné Verena Herzog (UDC/TG). Et à trop victimiser les femmes, ce sont les vraies victimes qui seront lésées et oubliées, a-t-elle plaidé en vain.