Le supplément ne devra pas être versé aux transformateurs qui se livrent à des pratiques de dumping en payant aux producteurs un prix inférieur aux minima, a précisé Jean-Paul Gschwind (PDC/JU) au nom de la commission. Et la transparence devra être améliorée s'agissant du respect des prix minimaux.
Pour le ministre de l'économie Guy Parmelin, un échelonnement du supplément entraînerait des coûts administratifs et de contrôle élevés. Il faudrait fixer le supplément individuellement pour chaque type de fromage et contrôler le respect de la teneur en graisse par sondage dans les fromageries afin d'éviter les abus.
Un échelonnement contredit en outre les recommandations alimentaires actuelles de la Confédération, qui visent à limiter la consommation d'huiles et de graisses, a-t-il ajouté en vain. Il faudrait aussi revoir la loi sur l'agriculture qui ne permet pas de refuser le supplément aux utilisateurs de lait ne respectant pas certains prix minimaux.
Le conseiller fédéral s'est néanmoins dit conscient que les mesures actuelles peuvent entraîner la production de fromages quart-gras bon marché générant une faible valeur ajoutée. Pour réduire les effets indésirables, la future politique agricole prévoit donc d'adapter le supplément pour le lait transformé et le supplément de non-ensilage.