L'initiative demandait que les étrangers actifs notamment dans la diffusion de propagande, le recrutement de membres ou les préparatifs logistiques en faveur du groupe djihadiste Etat islamique ou d'autres groupement musulmans fondamentalistes soient renvoyé immédiatement de Suisse. Les députés ont rejeté l'initiative d'une très courte majorité.
En commission déjà, le texte avait été accepté en premier lieu, car la lutte contre le terrorisme est un sujet "à prendre au sérieux", précise Cédric Wermuth (PS/AG), au nom de la commission. Depuis, elle a changé sa position, car la situation a évolué.
Série de mesures
Plusieurs textes relatifs au terrorisme sont en effet pendants. Les députés n'ont pas voulu marcher sur les platebandes du Conseil fédéral en matière de terrorisme. Le gouvernement veut faire interdire le recrutement, l'entraînement et le voyage en vue d'un acte terroriste. Des mesures s'appliqueront en outre lorsqu'une personne constitue une menace, mais qu'il n'y a pas assez d'indices pour ouvrir une procédure pénale.
Les personnes à risques pourraient être obligées de s'annoncer régulièrement aux autorités, être assignées à résidence ou être interdites de contact, de périmètre, ou de quitter le territoire. Les ressortissants étrangers radicalisés en passe d'être expulsés pourraient être détenus s'ils représentent une menace pour la sécurité intérieure de la Suisse.