Le texte déposé par Stefan Engler (PDC/GR) vise à assurer la pérennité des investissements dans la Conception des installations sportives d'importance nationale (CISIN). Le Parlement a octroyé plus de 140 millions de francs pour permettre la création de 105 installations utilisées par une trentaine de fédérations sportives.
Problèmes de pérennité
Or se pose la question de la pérennité de ces sites, a souligné Aline Trede (Verts/BE) au nom de la commission. Sans soutien fédéral, de nombreux responsables ne pourront plus, à terme, assurer la gestion de manière autonome.
Avec des tarifs d'utilisation trop élevés, ils risquent de voir les fédérations sportives nationales aller s'entraîner ailleurs et leurs installations risquent de n'être plus assez attrayantes pour les compétitions.
Une impulsion est nécessaire pour assurer la continuité, a fait valoir Mathias Reynard (PS/VS). Une solution devrait pouvoir être trouvée sans avoir besoin de changer la loi. La Confédération pourrait par exemple augmenter le montant de ses subventions en faveur des associations sportives.
Ces dernières pourraient être tenues, dans le cadre des contrats de prestations conclus avec Swiss Olympic, d’utiliser ces fonds supplémentaires pour améliorer la situation des exploitants d’installations.
Critiques à droite
La droite ne l'entendait pas de cette oreille. Même si elle soutient les programmes CISIN sur le principe, elle estime qu’il n’incombe pas à la Confédération de participer aux coûts d’exploitation des installations. Berne doit d'ailleurs s'assurer avant de soutenir un projet de construction que l'entreprise est garantie à long terme.
Le Conseil fédéral appelait aussi au rejet de la motion. La Confédération créerait de fausses incitations et devrait débloquer des millions de francs, selon la ministre des sports Viola Amherd. Il vaut mieux cibler les associations pour les inciter à utiliser les installations suisses.