(ats) Les méthodes de travail du Parlement doivent être modifiées afin de s'adapter aux nombreux parents qui ont des enfants à charge. Le Conseil national a adopté mardi par 109 voix contre 62 un postulat d'Yvonne Feri (PS/AG) demandant un rapport sur la question.

L'Argovienne relève que le rythme de travail s'est accéléré et les dossiers sont devenus plus complexes. Il est difficile pour les parlementaires de concilier vie familiale et professionnelle avec le mandat parlementaire et l'organisation de l'activité parlementaire.

De nombreuses interventions ont déjà été déposées sur cette question, a-t-elle rappelé. Et d'ajouter qu'il faut "une ouverture pour des changements" et qu'il faut laisser une chance pour étudier diverses variantes.

La question des possibilités et des limites du travail de milice demeure actuelle et gagnera sans doute encore en importance à l'avenir, a souligné Edith Frag-Litscher (PS/TG) au nom du bureau. Il est judicieux de réfléchir à la question et de déterminer s'il est souhaitable, voire nécessaire, d'adapter le travail parlementaire au mode de vie actuel des députés.

Pour Thomas Aeschi (UDC/ZG), une nouvelle étude n'apportera aucun changement. Il a invité ses collègues à "économiser l'argent du contribuable". En vain.

Pas de suppléance

Dans la foulée, la Chambre du peuple a rejeté par 125 voix contre 54 un postulat d'Irène Kälin (Verts/AG) qui voulait introduire un système de suppléance pour les parlementaires absents pour cause de maternité ou de paternité, ou de longue maladie. Si une jeune mère participe à une session parlementaire après la naissance d'un enfant, elle perd le droit aux indemnités, a rappelé l'Argovienne.

Le Conseil national se compose de 200 députés, qui sont élus par le peuple au suffrage direct selon le système proportionnel. La Constitution ne prévoit pas de système de suppléance pour les parlementaires.

L'introduction d'un tel système nécessiterait donc la révision de notre constitution: une "délégation temporaire" ou des "solutions pragmatiques" telles que le propose l'auteur du présent postulat seraient impossibles sans modification constitutionnelle, a expliqué Mme Graf-Litscher.