(ats) Le Conseil national ne veut pas revenir sur la réforme des conditions d'assignation des requérants d'asile dits "récalcitrants". Il n'a pas donné suite par 115 voix contre 64 à une initiative parlementaire de l'UDC visant à maintenir les conditions actuelles pour éviter de prolonger les procédures d'asile.

Les conditions requises pour assigner un requérant d'asile à un centre spécifique de la Confédération sont plus contraignantes depuis la réforme de la loi sur l'asile. Elles stipulent qu'une personne doit constituer une menace sensible pour être placée dans un tel centre, estime Andreas Glarner (UDC/AG).

Or, cette nouveauté ralentit les procédures d'asile et produit des surcoûts. Il n'y a donc aucune raison de durcir la réglementation, selon l'UDC. Les députés ont jugé qu'il était prématuré de contester un système qui n'est pas encore pleinement en place.

Dans la foulée, le National n'a pas donné suite à deux autres initiatives parlementaires de l'UDC. Il a dit non par 113 voix contre 64 à un arrêt temporaire du regroupement familial des personnes admises à titre provisoire.

Les députés ont estimé que les conditions étaient déjà assez restrictives. Il faut attendre trois ans avant de pouvoir demander le regroupement familial et prouver que l'on peut subvenir aux besoins de sa famille, rappelle Marco Romano (PDC/TI).

Par 114 voix contre 65, le National a encore refusé des amendes plus lourdes pour les avocats de requérants d'asile abusant de procédures dilatoires pour ralentir le traitement d'un dossier. Aucun élément ne laisse penser que c'est aujourd'hui un réel problème, souligne Valérie Piller Carrard (PS/FR).