Depuis le 1er juillet 2018, les employeurs souhaitant recruter des employés dans des professions frappées par un taux de chômage de 8% ou plus doivent réserver leur offre durant cinq jours aux offices régionaux de placement. Seuls les demandeurs d'emploi inscrits auprès d'un office peuvent consulter ces offres.
Cet instrument vise à mettre en oeuvre l'initiative contre l'immigration de masse de l'UDC et à appliquer la préférence indigène. Les contrôles relèvent de la compétence des cantons qui sont tenus de les garantir et de les financer.
Vu l'intérêt national de la mesure, la Confédération a accepté à la demande des cantons de participer aux coûts. Le nouveau projet de loi doit entrer en vigueur en 2020.
Les sénateurs ont apporté leur soutien à ce projet. Il est tout à fait juste que Berne mette la main au porte-monnaie, vu que l’obligation d’annoncer les postes vacants a été décidée par l’Assemblée fédérale, a indiqué Pascale Bruderer Wyss (PS/AG) au nom de la commission.
Selon les projections actuelles, le nombre de postes qui seront soumis à l’obligation d’annonce en 2020, lorsque le seuil passera à 5% de taux de chômage, devrait osciller entre 150'000 et 200'000.
En estimant à 3% le nombre de contrôles en moyenne par an, il s'agirait de 4500 à 6000 cas. Si le forfait fédéral par contrôle s'élève à 100 francs, la Confédération devra débourser entre 450'000 et 600'000 francs de plus par an. Le Conseil des Etats propose de limiter le projet à fin 2023. On pourra alors procéder à une évaluation et une nouvelle appréciation de la situation.
Le Conseil national doit encore se prononcer.