Les entreprises confrontées à des difficultés conjoncturelles doivent recevoir un soutien des cantons pour leurs maîtres d'apprentissage via les indemnités de réductions de l'horaire de travail, a précisé Pirmin Bischof (PDC/SO) au nom de la commission. La loi sur l’assurance-chômage doit permettre aux cantons de prendre en charge les salaires des maîtres d’apprentissage dont les postes de travail sont particulièrement menacés en cas de contexte économique difficile.
L'assurance-chômage peut déjà être sollicitée, a contré en vain le conseiller fédéral Guy Parmelin. Elle peut aider, par une mesure de prévention en soutien des apprentis, les entreprises confrontées à des difficultés à maintenir les contrats d'apprentissage. Grâce à ces mesures, l'assurance-chômage a déjà pu aider des entreprises en situation difficile dans le Jura bernois.
Les sénateurs ont toutefois voulu montrer leur attachement au système de formation suisse. Si la situation sur le marché de l’emploi est aujourd'hui globalement bonne, une nouvelle crise pourrait mettre en péril la survie de certaines entreprises. Il est important de préparer le changement pour éviter que le cursus des apprentis ne soit interrompu lors d'une prochaine crise, a souligné Didier Berberat (PS/NE).