(ats) La Suisse et la Bulgarie doivent intensifier leur coopération policière. Suivant le Conseil national, les Etats ont accepté mardi à l'unanimité la demande du gouvernement d'avaliser un accord passé avec Sofia.

"Le traité avec Sofia est d'autant plus important que de nombreuses organisations de trafic d'armes illégales, de stupéfiant et d'êtres humains sont actives en Bulgarie", a déclaré Josef Dittli (PLR/UR) pour la commission.

Ce pays compte ainsi parmi les principaux pays d'origine des femmes qui se prostituent sur le sol helvétique. Des groupes et individus exploitant des victimes originaires de cet Etat sont visés par plusieurs enquêtes de police. Des ressortissants bulgares ont aussi été impliqués dans des cambriolages et vols à l'étalage ces dernières années en Suisse.

"La participation de la Bulgarie à l'espace Schengen n'est en outre pas encore complète, bien qu'elle en fasse partie, a souligné la ministre de la police, Karin Keller-Sutter.

Accélérer l'échange d'informations

Le nouvel accord doit permettre d'accélérer l'échange d'informations et de renforcer le travail d'enquête. Une équipe commune d'observation transfrontalière et des agents de liaison doivent être mis sur pied.

Le traité n'engendrera pas de charge financière supplémentaire. Il complète le réseau d'accords policiers existant entre la Suisse et les Etats du sud-est de l'Europe. Berne a déjà conclu des traités similaires avec le Monténégro, la Roumanie, le Kosovo, l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine et la Serbie.