L'initiative "Pour un congé de paternité raisonnable - en faveur de toute la famille" souhaite un congé paternité de 20 jours pouvant être pris de manière flexible dans l'année qui suit la naissance de l'enfant. Sur le modèle de l'assurance maternité, il serait financé via les allocations pour perte de gains (APG) pour un coût de 400 à 450 millions de francs et garantirait 80% du revenu, mais au plus 196 francs par jour.
Ce texte n'a que le soutien de la gauche. Mais le Parlement pourrait se laisser séduire par le contre-projet indirect. Présenté comme un compromis, il propose un congé paternité de deux semaines. Le congé serait à prendre dans les six mois suivant la naissance de l'enfant, soit en bloc, soit sous forme de journées isolées. Il serait aussi financé via les APG, à hauteur de 230 millions.
Le gouvernement, le PLR et l'UDC sont opposés aux deux projets. Le Conseil fédéral préfère mettre la priorité sur le développement d’une offre d’accueil extrafamilial adaptée aux besoins. A la différence du congé paternité, ces offres aident les parents à concilier vie familiale et professionnelle non seulement juste après la naissance d'un enfant, mais également lorsque celui-ci entre à l'école.
Pour la droite, les assurances sociales ne sont actuellement pas en mesure de supporter les charges supplémentaires qui découleraient d'un congé paternité.