Pour le PLR, un congé paternité n'est pas satisfaisant. Les modèles proposés sont trop rigides et cimentent les vieux modèles du rôle du père et de la mère. Un congé parental répond mieux à la société actuelle. Mais il n'était pas sur la table des sénateurs.
Lors de l'examen de l'initiative et du contre-projet en faveur d'un congé paternité, Josef Dittli (PLR/UR) a plaidé pour un congé parental de seize semaines. Huit semaines seraient réservées à la mère et les huit restantes devraient être partagées entre les parents. Si les parents n'arrivent pas à se mettre d'accord, la mère prendrait quatorze semaines.
Cette proposition donne plus de poids à une image de partenariat fort. Elle rompt avec les modèles traditionnels. Mais elle n'avait pas rallié de majorité en commission et aucune proposition de minorité n'avait été déposée. Les sénateurs libéraux-radicaux n'en ont pas moins appelé jeudi à rejeter les deux variantes de congé paternité et à travailler sur un projet de congé parental.
L'un n'empêche pas l'autre, a jugé Anita Fetz (PS/BS) en soutenant l'idée. La socialiste a toutefois souligné que la politique avait dix ans de retard sur la société, il faut poser le cadre du congé paternité avant de passer à l'étape suivante.
Les deux libéraux-radicaux romands étaient du même avis et se sont distingués dans leur parti par leur soutien au congé paternité de deux semaines. Favorable aussi à quatre semaines, le Neuchâtelois Raphaël Comte a jugé la proposition de congé parental intéressante, la réflexion doit être poursuivie.
La Commission fédérale de coordination pour les questions familiales veut même aller plus loin. En août dernier, elle a prônait une analyse prônant un congé de 38 semaines. Selon ce modèle, le père devrait profiter de minimum huit semaines avec son enfant, et la mère de quatorze. Les semaines restantes pourraient être réparties selon les besoins des parents.