Selon le Soleurois, la Suisse doit mieux s'armer contre l'islam radical. Des affaires récentes à Winterthour ou à Bienne illustrent les lacunes du droit actuel, selon lui. Il voulait donc interdire tout financement étranger des mosquées, organisation islamique et autres institutions oeuvrant à la propagation de l'islam.
Son texte réclamait en outre une surveillance des mosquées en Suisse. A la moindre entorse, elles devaient être fermées sur-le-champ. Un système d'échange d'informations devait être mis en place entre la Confédération, les cantons et les communes pour identifier les musulmans radicalisés. Des imams étrangers désireux de venir temporairement prêcher en Suisse devaient être privés de visa.
"Toutes les mouvances radicales de gauche comme de droite font l'objet d'une surveillance", a déclaré la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter. Le Conseil fédéral a pris plusieurs mesures en complément de son Plan d'action national contre la radicalisation.
La législation est en cours de révision pour mieux traquer les terroristes ou le blanchiment d'argent, a rappelé la St-Galloise. Le vote du National a été acquis grâce à la voix de la présidente du conseil.