"Durcir l'accès au service civil foule aux pieds le droit à l'objection de conscience. Et méprise l'apport substantiel des civilistes à la collectivité, dont la population profite", affirme la conseillère nationale Lisa Mazzone (Verts/GE) dans un communiqué.
Le parti écologiste dénonce la décision de la chambre des cantons, "effectuée au détriment de la qualité de vie quotidienne de nombreuses personnes, à commencer par les personnes âgées. Dans une société vieillissante (...), le service civil devrait au contraire être promu et ouvert aux femmes et aux personnes qui n'ont pas la nationalité suisse pour assurer la cohésion de notre société".
Si le Parlement n'abandonne pas ce projet, la direction des Verts proposera de soutenir le référendum déjà annoncé en novembre par la Fédération suisse du service civile Civiva, ajoute le communiqué. Dénonçant une "attaque frontale" contre le service civil, le GSsA se dit lui aussi prêt à s'engager pour un référendum.
L'organisation dénonce dans un communiqué "une fuite en avant pour défendre une armée qui souffre d'une perte de popularité grandissante auprès de la jeunesse". "Si un nombre croissant de personnes se tournent vers le service civil, c'est qu'elles y voient la possibilité d'effectuer des tâches utiles à la société ce que l'armée ne peut leur offrir", ajoute le GSsA.
A ses yeux, la décision du Conseil des Etats aura des conséquences négatives sur l'ensemble de la Suisse.