Il n’est pas nécessaire de légiférer car le Conseil fédéral a énoncé lui-même des principes à ce sujet dans un aide-mémoire. Pour Philipp Müller (PLR/AG) il est tout à fait souhaitable que d’anciens membres du Conseil fédéral, surtout quand ils sont plus jeunes, reprennent une activité lucrative et évitent de peser sur les finances fédérales.
La commission de la Chambre du peuple voulait empêcher un ancien conseiller fédéral d'accepter, après son départ, des mandats ou des fonctions rémunérés dans des entreprises dont les activités ont un rapport étroit avec les tâches du département qu'il a dirigé.
Il ne devait pas non plus travailler tout de suite pour des sociétés qui reçoivent d'importantes commandes de la Confédération ou qui lui sont proches. Le délai d'attente devait être "raisonnable". "Personne ne sait ce que cela veut dire", a souligné Philipp Müller (PLR/AG) au nom de la commission.
Le Conseil des Etats avait déjà enterré un projet du National qui voulait imposer un délai d'attente de deux ans aux ministres sortants avant de "pantoufler". Cette réglementation avait été proposée après l'entrée de l'ancien ministre des infrastructures Moritz Leuenberger au conseil d'administration du numéro un suisse de la construction Implenia, peu après son départ du gouvernement.