(ats) Les dispositions sur l'indication des prix doivent être simplifiées dans la publicité. Suivant le Conseil des Etats, le National a transmis mercredi au Conseil fédéral une motion de Filippo Lombardi (PDC/TI) pour une révision de l'ordonnance ad hoc. La gauche s'est inquiétée d'un manque de transparence.

Les indications fallacieuses de prix dans la publicité sont interdites par la loi contre la concurrence déloyale. Mais les dispositions de l'ordonnance sont trop complexes pour les publicitaires, selon le Tessinois. Il demande que les indications des prix ne figurent plus nécessairement sur chaque support publicitaire et qu'elles soient disponibles en ligne.

"De plus en plus de consommateurs sont équipés d'un smartphone et effectuent des recherches sur le net où ils trouvent toutes les informations nécessaires avant un achat", a indiqué Philippe Bauer (PLR/NE) pour la commission. Les députés ont voté la proposition par 120 voix contre 54.

Craignant une diminution de la transparence, une minorité de gauche proposait de rejeter la motion. C'est déjà licite d'avoir une publicité qui ne mentionne pas le prix, a relevé Lisa Mazzone (Verts/GE). Il ne faut pas réduire encore davantage les informations à l'intention des consommateurs.

Le Conseil fédéral s'y opposait également. Le conseiller fédéral Guy Parmelin plaidait pour rechercher d'autres solutions plus innovatrices. En vain. La Fédération des consommateurs (FRC) s'est aussi prononcée contre cette disposition.