Le domaine de la formation et de la recherche représente 26 milliards de francs sur quatre ans pour la Confédération. "La commission veut connaître les effets de cette politique volontariste", a déclaré Thomas Egger (PDC/VS) pour la commission. Cette mesure de l'efficacité serait introduite dans le prochain message FRI 2021-2024.
La gauche et le Conseil fédéral se sont opposés au texte. "Il existe déjà plusieurs études d'impact et d'efficacité pour ces domaines", a relevé Ursula Schneider Schüttel (PS/FR). Ces instruments combinent des outils d'évaluation, de monitorage et de controlling.
Le pilotage du domaine FRI repose en outre sur deux rapports publiés tous les quatre ans, à savoir le "Rapport sur l'éducation en Suisse" et le rapport "Recherche et innovation en Suisse". Il est inutile de multiplier les rapports, selon la Fribourgeoise.
Le chef du Département fédéral de la formation et de la recherche Guy Parmelin juge aussi la démarche superflue. "Toutes les dépenses sont autant d'investissements d'avenir", a-t-il assuré.
La mesure d'efficacité dans ce domaine a aussi ses limites, a-t-il ajouté. Il est en effet difficile de quantifier l'impact de la recherche et de la formation et d'en cerner les critères déterminants. Cela peut durer plusieurs années avant de voir les résultats.
En outre, une partie importante des dépenses fédérales dans ces domaines va aux cantons ou à des hautes écoles cantonales autonomes. L'évaluation des effets d'un cofinancement forfaitaire n'est pas simple. Encore moins à un rythme annuel. En vain. La proposition n'a été rejetée que par la gauche et quelques élus PLR.